Continuons les discussions…

Toute l’équipe de l’Eldorado vous remercie. Votre présence bienveillante et vigilante à la réunion publique de jeudi dernier, vos nombreux messages de soutien, tout cela nous donne beaucoup d’espoir pour la suite. L’avenir de l’Eldo est désormais entre nos mains.

Nous créons un espace de discussion électronique aujourd’hui afin de poursuivre les échanges. Vous pouvez vous y inscrire dès maintenant en nous envoyant un mail à l’adresse : eldo@orange.fr

Nous tiendrons une nouvelle réunion publique courant avril, ouverte à tous, pour faire le point sur la situation.

Pour celles et ceux d’entre-vous qui ont du temps dans les prochains mois et l’envie de structurer concrètement le mouvement, nous proposons de créer un « comité d’action », un groupe d’une dizaine de personnes suffira. Ce groupe restreint sera chargé d’organiser des actions précises à partir des idées lancées dans nos échanges électroniques ou lors des réunions publiques. Si vous êtes intéressé, écrivez-nous vite à : matthias.chouquer@gmail.com
Nous pourrions réunir un premier comité dès vendredi soir par exemple, comme nous l’avions évoqué la semaine dernière. On se reprécisera les choses par courriel de toute façon.

Matthias Chouquer pour l’équipe de l’Eldo

DIJON VU PAR…

hqdefaultCliquez sur l’image pour lire la vidéo.
Cela fait bien longtemps que nous n’avons pas parlé de l’état du cinéma dans notre ville. Et pourtant sa vitalité s’amenuise comme jamais. La pensée active, la pratique collective n’oppose plus grand chose aux marchands.
En moins de 10 ans (1999 et 2007), deux multiplexes ont vu le jour, au travers de décisions administratives prises sans concertation. Ces choix politiques ont fait de Dijon la ville de France où la vie cinématographique est la plus conflictuelle.
Comme à d’autres périodes de son histoire récente, l’Eldorado connaît des difficultés. Et qu’avons-nous pour résister ? L’essentiel sans doute :  ce désir d’être ensemble et d’affranchir le cinéma du consumérisme.

Soirée débat

Des filles en noir
Jeudi 26 mars à 20h15

des-filles-en-noir-1Suivie d’un débat animé par le Dr Pierre Besse du CH La Chartreuse.

Un film de Jean-Paul Civeyrac – france – 2010 – 1h25

Noémie et Priscilla, deux lycéennes de milieu modeste, nourrissent la même violence, la même révolte contre le monde. Leur particularité vestimentaire ne relève pas d’une coquetterie gothique… Les deux adolescentes inquiètent leurs proches qui les sentent capables de tout…

Projection présentée dans le cadre de la semaine d’information sur la santé mentale. En partenariat avec Unafam 21 et Itineraires Singuliers

Tarifs habituels du cinéma – Tarif spécial : 4 € adhérents Itinéraires Singuliers et Unafam 21, pré-ventes des places à l’accueil du cinéma

Atelier cinéma

atelier SAMEDI 28 MARS :
9 H – 12 / 13H – 16 H

ATELIER CINÉMA
Niveau 2 « spécial court-métrage »

Durée : 6 heures (2 x 3 heures dans la même journée)
Public : adultes et adolescents.
Préparation, tournage et montage d’un court-métrage en une journée ; déjeuner offert à la pause.
Les ateliers sont animés par Aurélio Savini
(formateur-réalisateur CinéDV).

Inscription obligatoire (16 €) à l’Eldorado ou par téléphone 03 80 66 51 89

Soirée-débat

ZANETA
Jeudi 2 avril à 20h15

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Débat à l’issue de la projection autour de l’accueil des RRoms en France et de leur scolarisation

De Petr Vaclav. République Tchèque. 2014. 1h10. Avec Klaudia Dudová, Sara Makulova, David Ištok…

C’est une histoire d’amour, l’amour de Zaneta et de David. Zaneta, longue tige fière arpente le film de Petr Vaclav sur ses bottines à talons, David, ronde boule métisse encaisse les coups. Il y a aussi leur bébé et la petite sœur. Ces quatre là pourront-ils faire une famille ? Se faire une bonne vie ? Qu’est-ce qu’une bonne vie ? La question vaut pour nous aussi qui regardons leurs visages vibrer. Hors champ, des voix les interrogent, leur intiment des ordres, les assignent à leur place de Rroms dans la société tchèque d’aujourd’hui. Quel amour seront-ils capables de faire vivre depuis cette place là ? C’est la force du film de s’en tenir à ce modeste programme. Vivre un amour, rester une personne digne, se faire une bonne vie quand les portes se ferment et que la violence règne tient de l’exploit. Comment garder son humanité quand on vous parle mal, qu’on vous traite mal, qu’on vous relègue ? Le film ressemble à Zaneta et à David. Déterminé et fragile, violent, parfois naif, il se fraie avec obstination un chemin entre la vie modeste, la vie morale, le chaos et la vie possible comme Janet et David qui se battent, se débattent, trimbalent des sacs, reçoivent et donnent des beignes, dansent beaucoup, boivent trop, rangent encore, déménagent une fois de plus, cassent tout, explosent et recommencent jusqu’au bout du bout. Parfois, ils fument une cigarette accroupis contre un mur, ferment les yeux dans un lit, ils s’étreignent maladroitement, chantent un peu, leur beauté palpite, la paix semble proche et le film nous émeut. Il repart immédiatement sur les chapeaux de roue car la guerre est déclarée, la route
est longue et Zaneta sait ce qu’elle veut, c’est ce qui nous touche tant et les sauvera peut-être, Cesta  ven, traduction : “Je m’en sortirai”…

Dominique Cabrera, cinéaste. Venue à l’Eldo présenter son film « Grandir »

Soirée organisée en partenariat avec Interlude et La Cimade

pré-vente des places à l’accueil du cinéma

Rencontre avec Joseph Morder

LA DUCHESSE DE VARSOVIE
Mardi 7 avril à 20h15

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Rencontre avec Joseph Morder à l’issue de la projection

De Joseph Morder. France. 2014. 1h26. Alexandra Stewart, Andy Gillet, Rosette…

Dans un Paris fait de toiles peintes, Valentin un jeune peintre en manque d’inspiration retrouve sa grand-mère Nina. Ces retrouvailles sont pour ces deux complices, l’occasion de promenades prétextes à confidences feutrées. Pourtant Nina garde toujours en elle un secret. Le secret de la duchesse de Varsovie. Secret qu’elle finira par dévoiler au cours de sa dernière longue nuit parisienne. C’est une histoire que finalement Valentin connaissait, comme nous la connaissons. Mais il fallait pour elle la formuler et pour nous tous une fois de plus l’entendre. Cette terrifiante litanie, mille fois ressassée, va obscurcir les décors en trompe-l’oeil, bousculer les figurants de papier mâché et replonger pleinement Valentin dans la vraie vie et dans sa vocation d’artiste.
Ébouriffé et simpliste, chaleureux et glacé ce film ovni est la somme de toute l’œuvre d’un cinéaste atypique, trop méconnu : Joseph Morder. On y retrouve intact son goût pour le romanesque hollywoodien, son talent de conteur de sagas traversant frontières et générations, son sens de l’image entre kitch baroque et classicisme empesé et bien sûr et surtout son immense amour du cinéma. En effet ses clins d’œil au 7ème art sont multiples. Georges Méliès, Douglas Sirk, Jacques Demy ou Vincente Minelli ne sont jamais bien loin. Point culminant de ces références une projection, à effet miroir, d’un film muet dont les deux actrices sont les seules réelles partenaires de Nina/Alexandra Stewart et Valentin/Andy Gilet. Autant de grands écarts cinématographiques qui loin de déstabiliser son film lui donnent paradoxalement un souffle calme et tranquille entre rêve et poésie. Un souffle qui permet à La duchesse de Varsovie de prendre son envol vers d’autres sagas romanesques en laissant derrière elle son lourd et déchirant secret, un petit fils réconcilié avec la vie et des spectateurs sous le charme d’un cinéma redécouvert !

Claude Duty

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Rencontre avec Khaouther Ben Hania

LE CHALLAT DE TUNIS
Jeudi 9 avril à 20h15

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Rencontre avec la réalisatrice à l’issue de la projection
De Khaouther Ben Hania. Tunisie, France, Canada, EAU. 2014. 1h30. Avec Mohamed Slim Bouchiha, Jallel Dridi, Moufida Dridi…

 

Tunis, avant la révolution. En ville une rumeur court, un homme à moto, armé d’un rasoir, balafrerait les fesses des femmes qui ont la malchance de croiser sa route. On l’appelle le Challat, “la lame”. Fait divers local ? Manipulation politique ? D’un quartier à l’autre, on en plaisante ou on s’en inquiète, on y croit ou pas, car tout le monde en parle… sauf que personne ne l’a jamais vu. Dix ans plus tard, sur fond de post-révolution, les langues se délient. Une jeune réalisatrice décide d’enquêter pour élucider le mystère du Challat de Tunis. Ses armes: humour, dérision, obstination.
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Avant première

Taxi Téhéran
Vendredi 10 avril à 20h00

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De Jafar Panahi. Iran. 2015. 1h22. VOST. Ours d’Or au festival de Berlin 2015.

Installé au volant de son taxi, Jafar Panahi sillonne les rues animées de Téhéran. Au gré des passagers qui se succèdent et se confient à lui, le réalisateur dresse le portrait de la société iranienne entre rires et émotion.

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Avant-première réservée aux enseignants

LE LABYRINTHE DU SILENCE
Dimanche 12 avril à 11h00

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Au début des années 60 en République fédérale allemande, rares sont les citoyens qui ont conscience de l’étendue des crimes commis sous le IIIe Reich. Auschwitz ? Un camp de prisonniers, comme il y en eut dans tous les pays. Les nazis ? Ils n’ont fait qu’obéir aux ordres. Le procès de Nuremberg ? Des vainqueurs jugeant les vaincus. Alors que l’épouvantail communiste a remplacé celui du nazisme (le Mur de Berlin est construit en août 1961), et tandis que le « miracle économique » invite à se tourner vers l’avenir, la plupart des Allemands n’ont aucune envie de remuer les fantômes du passé.
C’est à cette lourde chape d’ignorance et de refoulement que vont s’attaquer les héros du Labyrinthe du silence. Sous la forme d’une fiction très documentée, le film de Giulio Ricciarelli raconte les mois d’enquête et d’instruction qui ont permis à ce procès décisif pour l’histoire allemande de se tenir : le recueil des dépositions des témoins (qui pour la plupart n’avaient encore jamais raconté leur déportation), la traque méticuleuse des anciens nazis, qu’ils soient bien insérés dans la société allemande ou en fuite (comme Eichmann, finalement jugé par les Israéliens à Jérusalem), l’invention d’un cadre juridique permettant à un pays de juger ses propres criminels de guerre…
Il montre aussi, à l’image du héros Johann Radmann (synthèse fictive de plusieurs membres de l’équipe de Fritz Bauer), le vertige qui saisit cette jeune génération devant l’horreur des crimes commis par ses pères, et devant l’immense culpabilité dont elle va hériter. Après les procès de Francfort, qui démonteront patiemment les rouages effroyables de la machine de mort nazie, plus aucun allemand ne pourra dire : «Je ne savais pas». Vital Philippo

Le labyrinthe du silence. De Giulio Ricciarelli. Allemagne. 2015. VOSTF. 2h00. Avec Alexander Fehling, André Szymanski, Gert Voss, Johann von Bülow…

AVANT-PREMIÈRE GRATUITE DESTINÉE AUX ENSEIGNANTS D’HISTOIRE ET D’ALLEMAND
Inscription obligatoire au 03 80 66 51 89/eldo@wanadoo.fr

Film conseillé aux élèves à partir de la 4ème.
Séances possibles à votre convenance en journée ou matinée dès le 29 avril 2015.
Réservation obligatoire au 03 80 66 51 89/eldo@wanadoo.fr
4€ par élève, gratuit pour les accompagnateurs.
Dossier pédagogique complet et documents d’étude disponibles sur le site zerodeconduite.net

20 000 jours sur Terre + concert

20 000 jours sur Terre
Lundi 13 avril à 20h30

20 000 JOURS SUR TERRE 01

en ouverture de soirée concert de Spoken Words and Open Chords

Un documentaire de Iain Forsyth et Jane Pollard. Grande-Bretagne. 2014. 97m. Avec Nick Cave, Susie Bick, Warren Ellis…

Récompensé au dernier festival de Sundance par les prix de la mise en scène et du montage dans la catégorie « World Cinema Documentary », 20 000 Jours sur Terre est une oeuvre hybride, à la frontière du documentaire et de la fiction, sur le musicien Nick Cave, icône du rock depuis les années 1980 avec son groupe Nick Cave & The Bad Seeds. Il s’agit du premier long-métrage des réalisateurs britanniques Iain Forsyth et Jane Pollard, tous deux issus du monde de l’art contemporain et dont les créations entretiennent une forte proximité avec la scène musicale. Invités par leur collaborateur de longue date Nick Cave à filmer l’enregistrement de son dernier album Push the Sky Away en 2013, les trois artistes ont ensuite l’idée de développer un projet parallèle : celui de réaliser un film autour du musicien. Ils décident rapidement de centrer l’action sur une seule journée, celle qui correspondrait à son 20 000e jour sur Terre – même si le film sera lui tourné durant presqu’une année. Prenant pour point de départ les carnets de notes du musicien, le film se construit suivant une forme profondément atypique : mêlant voix off, dialogues avec des personnalités phares dans la carrière de Nick Cave – Warren Ellis, son guitariste des Bad Seeds, ou la chanteuse Kylie Minogue – et extraits de concerts, l’artiste d’origine australienne se dévoile peu à peu. Dans la lignée de One Plus One (Sympathy For the Devil) de Jean-Luc Godard, 20 000 Jours sur Terre apporte une vraie singularité au genre ultra codifié du documentaire musical, car il s’agit moins de découvrir qui se cache derrière le vrai Nick Cave que de tenter de mieux cerner le mystère de la création.

Spoken Words and open Chords, alias Anthony Ghilas et Gabriel Afathi, travaIllent ensemble depuis 2010 à faire ressortir la musicalité et le sens des mots sur des boucles musicales. De la poésie accompagnée, tout simplement.

En partenariat avec le Festival MV

Tarifs habituels du cinéma
Pré-vente à l’accueil de l’Eldo

Rencontre avec Daniel Mermet

Lundi 20 avril à 20h15
à l’occasion de l’avant-première du film
HOWARD ZINN, UNE HISTOIRE POPULAIRE AMÉRICAINE

De Olivier Azam et Daniel Mermet. France. 2014. 1h46. Sortie nationale le 29 avril sur nos écrans.

h.zinnTant que les lapins n’ont pas d’historiens, l’histoire est racontée par les chasseurs.
Avec l’énorme succès de son livre Une histoire populaire des États-Unis, Howard Zinn a changé le regard des Américains sur eux-mêmes. Zinn parle de ceux qui ne parlent pas dans l’histoire officielle, les esclaves, les Indiens, les déserteurs, les ouvrières du textile, les syndicalistes et tous les inaperçus en lutte pour briser leurs chaînes.

Rencontre exceptionnelle avec Daniel Mermet à l’issue de la projection

Tarifs habituels. Prévente des places à l’accueil du cinéma dès le 4 avril

Howard Zinn est né en 1922, à Brooklyn, dans une famille d’immigrés. Il est mort en 2010, laissant derrière lui de nombreux ouvrages importants dont l’incontournable Histoire populaire des États-Unis, de 1492 à nos jours.
De ses souvenirs d’enfant de la « classe laborieuse » dans le New York des années 30 à l’élection de Barack Obama, l’œuvre de Howard Zinn mêle sa propre expérience et l’histoire populaire, une mémoire qui met sur le devant de la scène les acteurs oubliés de l’Histoire officielle et qui restera comme un modèle de référence pour les générations futures.

Daniel Mermet est né en 1942 en Seine-Saint-Denis. Journaliste engagé, animateur et producteur de radio, il est principalement connu pour son émission sur France Inter Là-bas si j’y suis .
Co-fondateur d’Attac, Daniel Mermet se définit lui-même comme « ethniquement rouge » sans être affilié à un parti politique.
Auteur  d’ouvrage (Ugly Ohmondieumondieumondieu !, L’île du droit à la caresse et Post-scriptum sur l’insignifiance), il est également réalisateur de documentaires (Chomsky et Cie, Chomsky et le Pouvoir, Howard Zinn, une histoire américaine).

APPEL À BÉNÉVOLES
Si vous souhaitez venir nous donner un coup de main lors de nos différentes soirées, festivals, braderies d’affiches, tractage, etc …
Contacter Romain au 03 80 66 51 89

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Les moindres recoins du cinéma sont accessibles aux personnes à mobilité réduite et nos salles sont équipées de boucles magnétiques pour les appareils auditifs. Les gens délicats, en analyse depuis plus de 5 ans et qui aiment Woody Allen ont également accès à nos salles.