Où en est l’Eldorado ?

Le temps de deux décisions, les élus de droite comme de gauche ont permis la création de deux multiplexes à Dijon, en 1999 puis en 2007. Décisions prises sans souci des effets négatifs à long terme et sans tenter de préserver la dernière salle indépendante de la ville : la petite maison Eldorado. Nous l’avions hurlé à l’époque de l’apparition de ces ovnis : « les conséquences seront dévastatrices ». Les salles du centre-ville n’ont eu d’autres choix que de changer leur cap de programmation (Devosge dès 2002, Darcy depuis 2012), faisant fondre comme neige au soleil l’espace vital de l’Eldorado. Traduction comptable et concrète : l’équipe actuelle doit faire face à une dette importante qui se creuse de mois en mois, due à une baisse des entrées.
Le problème est double :
– le besoin urgent de trouver des financements pour tenir l’année. En même temps que nous sollicitons les collectivités, nous lançons une grande souscription auprès de tous ceux qui considèrent qu’un lieu comme l’Eldo ne peut disparaître.
– trouver des solutions pour enrayer la cause de l’endettement : l’absence de régulation dans la concurrence entre salles à Dijon. Le nouveau projet de salles de cinéma au sein de la Cité de la Gastronomie et du Vin ne pourrait-il être l’occasion de refonder un équilibre entre les circuits et l’Eldorado ?

Dernière salle de quartier, dernière salle indépendante, l’Eldorado sévit depuis 1920 dans le cœur des dijonnais. Des centaines de cinéastes y sont venus présenter leurs films, des milliers de débats citoyens ont eu lieu dans ses murs sans parler des histoires humaines qui s’y sont jouées. La tentative est devenue une hérésie économique, nous parlons de celle qui est la nôtre depuis longtemps : créer chaque semaine un rapport différent entre les films, les spectateurs et les cinéastes, un rapport d’échange et de partage, bien au-delà du commerce.

L’équipe de l’Eldo

Précisions

La souscription lancée le 1er mai bat son plein. Au 20 mai, nous étions déjà 95 donateurs à avoir contribué, pour un montant de 7500 €. Mille mercis à ces premiers contributeurs, intrépides explorateurs de l’Art & Essai, qui permettent à l’Eldorado de desserrer un peu l’étau de la dette.

explorateurCette dette s’élève à 80 000 € (pour une analyse des causes, nous vous conseillons la lecture du dossier ci-dessous) :
– Distributeurs de films (part des recettes billetterie qui leur revient) : 80 %
– Fournisseurs de matériel (papier, affiches, matériel de cabine…) : 15 %
– Cotisations diverses : 5 %

Lettre ouverte des spectateurs
Cette lettre a été rédigée par un collectif de spectateurs et s’adresse à tous les amoureux du cinéma.

Dossier explicatif
Rédigé par l’équipe de l’Eldorado, il contient un maximum d’informations objectives et quelques analyses de la situation que connaît l’Eldorado.

Souscription en ligne

que-viva-eldo copie

C’est parti, le compte Paypal est actif et vous pouvez dès aujourd’hui faire un don en ligne en cliquant sur le lien ci-dessous. Le principe est simple, chacun donne ce qu’il veut, ce qu’il peut, pour soutenir l’activité du cinéma ! Et pour matérialiser ce don nous vous invitons à nous envoyer un cliché photographique personnel, celui que vous voulez,  que nous diffuserons en salle avant les films par mail à notre adresse : eldo@orange.fr

paypal

Pour ceux qui préfèrent payer par chèque ou espèces, vous pouvez passer directement au cinéma ou  remplir et nous renvoyer le bulletin ci-dessous. Sachez que vous pouvez bénéficier d’une défiscalisation (à hauteur de 66%) en adressant votre chèque à l’ordre de Association Projectiles.

flyer verso IMPRESSION

Fête de soutien à l’Eldo

Dimanche 31 mai de 13h à 16h – Place Wilson

sempe

Restauration sur place – buvette
Braderie d’affiches de films
Animations pour les enfants
Séance collective de gymnastique du filmeur
Musique

Venez nombreux ! L’Eldorado a besoin de vous !

Pour nous aider à l’organisation pratique, faîtes-vous connaître auprès du Cavalier Bleu : catmanof@gmail.com

Ciné-Rencontre

LA VIE DES GENS

vie des gens

Rencontre avec le réalisateur, Olivier Ducray
et l’infirmière, Françoise Lainé
le lundi 8 juin à 20h15


Documentaire de Olivier Ducray. France. 2015. 1h25.
Lyon, 2013. Pendant un an, nous suivons à travers Françoise, infirmière libérale, le quotidien d’hommes et de femmes souvent âgés, souvent isolés. D’eux, elle sait presque tout ; pour eux, elle est parfois absolument tout. Sans misérabilisme, avec un enthousiasme et un humour communicatifs, cette professionnelle hors norme nous invite chez celles et ceux que nous ne voyons plus, que nous n’entendons plus… nous offrant mois après mois, saison après saison, l’occasion de rencontres en apparence simples mais d’une inestimable richesse. Françoise est un véritable personnage, atypique, peu conformiste, et d’une implication rare, propre à cette profession extrêmement exigeante, où des dizaines d’« actes gratuits » accompagnent sans cesse les actes de soins à proprement parler (parfois eux-mêmes rémunérés trois fois rien) ; à travers elle, c’est à l’ensemble des infirmières libérales, dans leur diversité, mais aussi à tous les autres professionnels et bénévoles qui œuvrent discrètement pour améliorer le quotidien de ces millions d’âmes, que ce film rend hommage.

Le sujet abordé par ce documentaire est au cœur de l’actualité : c’est celui de l’isolement et de la solitude, notamment des personnes âgées et/ou malades. Mais c’est aussi un coup de projecteur sur des professionnels dévoués, et notamment cette profession d’infirmière libérale (ou infirmière à domicile) en sous effectif chronique et aujourd’hui régulièrement menacée. Trop coûteuse, on envisagerait de la remplacer par des pôles de soin, froids et impersonnels, où toute relation intime serait de fait impossible. Car le soin est aussi un prétexte. Ce n’est pas un « soignant » que l’on risque de supprimer mais bien plus que cela : c’est un sourire, un échange, une conversation, en bref un lien social. A cet égard, l’intervention de Françoise, à l’instar de beaucoup d’autres praticiens, est moralement vitale. Elle apaise, rassure, accompagne et donne du courage, voire du sens à une vie qui semble en être vidée.

« Les aînés me considèrent comme leur fille adoptive, les jeunes comme une mère adoptive. Parfois aussi comme une amie, une confidente… ou tout à la fois… » Françoise Lainé Mermet Maréchal

Soirée organisée en partenariat avec URGO Médical Dijon

*  *  *  *  *
Tarifs habituels
Pré-vente à l’accueil du cinéma

APPEL À BÉNÉVOLES
Si vous souhaitez venir nous donner un coup de main lors de nos différentes soirées, festivals, braderies d’affiches, tractage, etc …
Contacter Romain au 03 80 66 51 89

logoPMR iconeSOURD  woody_allen1
Les moindres recoins du cinéma sont accessibles aux personnes à mobilité réduite et nos salles sont équipées de boucles magnétiques pour les appareils auditifs. Les gens délicats, en analyse depuis plus de 5 ans et qui aiment Woody Allen ont également accès à nos salles.