J’ai aimé vivre là

RENCONTRE AVEC RÉGIS SAUDER
MARDI 16 NOVEMBRE À 20H15

Critique : J’ai aimé vivre là

J’ai aimé vivre là. De Régis Sauder. France. 2020. 1h29.
Utopie urbanistique avec sa ville construite sur deux niveaux, le choix de privilégier les piétons, des bâtiments aux multiples formes géométriques et colorées, sa verdure omniprésente au milieu des immeubles, ses vastes esplanades, ses mini-raccourcis à foison, sa gare RER, son gigantesque centre commercial, sa Tour Bleue, son port, sa base de loisirs, sa préfecture en pyramide inversée, le bord de l’eau de la boucle de l’Oise, l’esplanade démesurée s’ouvrant sur l’horizon avec en fond les ombres de La Défense et de la Tour Eiffel : Cergy-Pontoise est un étonnant espace d’étrangeté, un paradoxal no man’s land traversé sans cesse par une population très cosmopolite. En promenant sa caméra sur ce territoire et en faisant alterner les témoignage des habitants (les adolescentes Lola, Anouck et Ammis, la pionnière Claudette arrivée quand tout n’était presque encore que campagne, la Normande Ghislaine, etc.) et la lecture des écrits (par l’écrivaine elle-même ou par les personnages) d’Annie Ernaux, extraits de Journal du dehors (1993), La vie extérieure (2000) et Les années (2008), Régis Sauder retisse avec une grande délicatesse l’histoire d’une jeune cité, d’une communauté engagée, d’une âme collective fragmentée en de multiples individus et néanmoins unie par une intense mémoire et une très claire identité communes.

Tarifs habituels. Prévente des places directement à l’Eldo