L’affaire LIP : 50 ans après

VENDREDI 9 JUIN À 20h00
En présence du cinéaste Dominique Dubosc
& du sociologue Georges Ubbiali
dans le cadre d’une journée d’étude Universitaire

Besançon, août 1973 : après l’annonce, en avril, d’un plan de licenciements par la direction de l’usine d’horlogerie LIP, récit de quatre mois de luttes ouvrières menées dans une rare unité syndicale. Manchettes de journaux, images de heurts violents avec les forces de l’ordre, réunions syndicales…

Non au démantèlement ! Non aux licenciements !
De Dominique Dubosc. France. 1973. 44min.
« Film LIP. Motif, forme et organisation de notre lutte. Le personnel et les délégués unis dans l’action. Film tourné dans l’usine, sous le contrôle de la commission « Popularisation » de LIP à l’intention de tous ceux qui nous soutiennent. »

Monique. LIP I. De Carole Roussopoulos. France. 1973. 25min.
Carole Roussopoulos focalise rapidement le document sur le témoignage de l’ouvrière Monique Piton, filmée parmi ses collègues devant l’usine. Dès avril, le refus des salariés a été unanime : séquestration de cinq dirigeants pendant 24 heures et installation de piquets de grève dans les locaux. En juin, pour s’assurer un salaire de survie, les Lip décident de fabriquer des montres et de les vendre, et, en août, les forces de l’ordre, soutenues par la plupart des médias, procèdent à l’évacuation brutale de l’usine. C’est par la voix tranquille, mais décidée, de Monique, que nous est contée l’expérience Lip : la marche des ouvriers, les meetings itinérants, la solidarité nationale et internationale, les «fêtes parfumées aux lacrymos»… des «avancées pour tous les travailleurs de France». Mais, surtout, Monique parle du rôle des femmes dans la lutte : vie quotidienne des grévistes, difficultés pour prendre la parole, bouleversement salutaire des ha- bitudes, et la découverte des femmes des autres ateliers.

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