Barbara

de Mathieu Amalric. France. 2017. 1h37.
Avec Jeanne Balibar, Mathieu Amalric, Vincent Peirani…

Horaires du 20 au 26 septembre

Mer, Sam: 14h00 | 18h30
Jeu, Ven: 16h00 | 18h00 | 20h00
Dim, Lun: 14h00 | 18h00
Mar: 16h00 | 20h00

L’air de rien, s’attaquer à un film sur Barbara, en terme d’inconscience, ça doit se situer à peu près entre la promenade en canot pneumatique dans un lagon infesté de crocodiles et l’ascension solitaire de l’Everest par la face nord. Une espèce de pari totalement déraisonnable, dont on doit se dire sur le moment que l’idée est séduisante, mais un quart de seconde plus tard la considération un peu sérieuse des obstacles à surmonter suffirait à faire renoncer le plus aguerri des casse-cou. Or donc, nous pouvons estimer que Mathieu Amalric a cette fois largement dépassé le seuil du raisonnable. Pour notre plus grand bonheur.
Barbara était une chanteuse hors du commun ? Il faut donc que le film soit, lui aussi, hors du commun. De Barbara, qui se sera précautionneusement tenue toute sa vie à l’écart de la presse et des « people », on ne sait rien – ou si peu. Ce qu’elle aura suggéré dans ses chansons, ce qu’elle aura fugacement évoqué au détour d’une interview, trois fois rien. Le film est un anti-biopic, fait de bribes et de broc, de sensations et de simili-anecdotes, de rêveries réinventées mêlées d’images retrouvées.
Il y aurait un « mystère Barbara », une légende d’amour passionnel avec le public, une véritable communion. Le film raconte cette émotion indicible, la rend palpable et vivante au commun des mortels comme à celles et ceux qui la vécurent, chaque soir de spectacle, à l’unisson. À l’image de la Dame en noir, le film, tour à tour généreux et secret, explose comme un feu d’artifice de talent et d’orgueil pour immédiatement après capter tout en douceur la fragile humanité ou la fêlure intime.

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