Cinéma mon amour

d’Alexandru Belc. Roumain, tchèque. 2017. 1h10. VOST.

Du 24 au 30 mai : 

Tous les jours: 12h00

Cinéma, mon amour est un documentaire qui parle de la situation du cinéma en Roumanie, et qui se transforme en une réflexion beaucoup plus générale. Les salles roumaines sont toujours propriétés de l’état, qui s’en désintéresse et les laisse péricliter : on verra dans le film leur désagrégation progressive (le froid, les rats, les problèmes techniques, les murs qui s’effritent …). Certes, à Bucarest, une responsable dit que les choses évolueront, mais ces promesses vagues, assorties d’un « Dieu nous aidera à trouver la solution » ne sont pas très engageantes. Victor lui-même, le directeur de la salle, alterne espoirs et découragements ; il fait tout, répare, peint, rénove, se transforme en Indiana Jones du pauvre pour inspecter, torche à la main les sous-sols de terre battue. Avec ses deux employées, il donne surtout l’impression de s’ennuyer en attendant les clients, de plus en plus rares, et se perd dans des souvenirs d’une époque glorieuse, du temps où il était accueilli « comme un roi » quand il débarquait du bus avec les bobines. Si l’on s’interroge constamment sur les motivations de Victor, on est surtout emporté par ses interrogations sur le sens de la vie, sur la vanité d’une lutte inégale. C’est sans doute ce qui fait le prix de ce petit film, à la douce musique entêtante.

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