Jeune femme

De Léonor Serraille. France, Belgique. 2017. 1h37.
Avec Laeticia Dosch, Grégoire Monsaingeon, Souleymane Seye Ndiaye …

– Horaires des séances du 15 au 21 novembre –

Tous les jours: 18h00

De prime abord Paula n’a rien d’aimable quand elle fonce tête baissée sur la porte de son ex. La dernière chose qu’on aurait envie de faire, c’est bien d’ouvrir à cette furie ! Face à cette porte solide, elle ne réussit qu’à se blesser. Le front ouvert,la voilà qui engueule tous ceux qui passent à sa portée et tentent de lui porter secours. Ce qui la sauve ? Son sens de la répartie et cette grande fragilité qu’on sent poindre sous ses gesticulations. Paula est sans doute emblématique de ces trentenaires contemporaines un peu larguées, tenaillées entre leurs dépendances affectives et un désir d’indépendance. Ce qu’elle vit là, c’est plus qu’une rupture, c’est presque la perte d’elle-même tant elle était habituée à n’exister que par le regard de son homme. Pour garder quelque chose de lui, elle ira jusqu’à kidnapper son chat… Paumée avec ce crétin de félin sur les bras, abandonnée dans un Paris où elle ne connaît personne, après des années paradisiaques passées au Mexique, on la sent vraiment mal barrée. N’empêche qu’elle a la rage, et que c’est dans cette rage qu’elle va puiser la force nécessaire pour rebondir. Le rôle principal est endossé avec un brio fracassant par Laetitia Dosch qui explose à l’écran. Elle impose un jeu d’une incroyable sincérité, porte le film avec une énergie folle, soutenant sans faillir son rythme endiablé.

La bande annonce ICI

Le dossier de presse ICI

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