Ninjababy

De Yngvild Sve Flikke. Norvège. 2021. 1h43. VOST.
Avec Kristine Kujath Thorp, Arthur Berning, Nader Khademi…

– horaires du 21 au 27 septembre –

Mer, Sam: 17h00 | 21h00
Jeu, Lun, Mar: 16h00 | 19h00
Ven: 15h20 | 19h00
Dim: 13h45 | 20h00

Adaptée d’une bande dessinée d’Inga Saetre, cette comédie norvégienne réjouissante s’attache à une jeune femme qui voit ses projets d’avenir compromis par une grossesse imprévue. Véritable tourbillon d’énergie, de fraîcheur, d’impertinence et de féminisme, Rakel a 23 ans et des projets plein la tête. Elle se rêve astronaute, garde forestière, dessinatrice. Mais lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte de six mois, et qu’il est trop tard pour avorter, l’unique solution qui s’impose à elle est de faire adopter son futur enfant.
Avec sa plus proche amie comme confidente, deux hommes qui pourraient être les géniteurs, et l’image animée de son fœtus qui s’adresse à elle, Rakel va résister coûte que coûte à cette maternité non désirée qui menace son avenir comme sa liberté…
Jubilatoire, Ninjababy déploie dès ses premières séquences une mise en scène d’une énergie et d’une vivacité bouillonnantes, en phase avec son héroïne qui ne pense qu’à profiter de sa jeunesse, à faire la fête, à se saouler et à faire l’amour le plus souvent possible. Interprété avec une fougue extraordinaire par Kristine Kujath Thorp, ce personnage irrésistible entraîne dans son sillon délicieusement chaotique le film dans son intégralité, devenant un bonbon punk.
Avec un humour décalé, voire surréaliste, la cinéaste s’amuse des ruptures rythmiques et multiplie l’image, insérant en bord cadre le flux de pensées intérieures de son héroïne. De nombreux motifs dessinés viennent ainsi contaminer les plans, ajoutant impertinence et vivacité au film.
Passage à l’âge adulte, attaque en règle du mythe de la maternité, rapport au corps, voilà les thèmes travaillés dans cette délicieuse découverte !

https://www.youtube.com/watch?v=18B601yq4bM

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