Une vie violente

De Thierry de Peretti. France. 2017. 1h47
Avec Jean Michelangeli, Henry-Noël Tabary, Cédric Appietto…

Une vie violente

Horaires du 23 au 29 août :

Mer, Sam, Lun: 21h30  
Jeu:
17h45 I 21h30  
Ven, Mar:
20h00  
Dim:
14h00 I 21h30

Ce film est présenté à la 56ème Semaine de la Critique, dans le cadre du Festival de Cannes 2017

Thierry de Peretti s’intéresse à la trajectoire, fin 90 début 2000 d’un jeune militant nationaliste corse, option gauchisme (pas la plus fréquente). Et elle n’est pas follement gaie, cette trajectoire, comme l’indique le titre. C’est une tragédie grecque, avec son héros romantique et fataliste qui fonce droit dans la gueule du loup (pour venger ses copains assassinés), avec ses pythies attablées annonçant la catastrophe, avec enfin son attention extrême portée aux mots, à leur poids, à leur poésie. Peretti pose, avec une grande habileté, sa caméra au milieu des militants (authentiques pour la plupart), dans les cellules de prison, dans le maquis, dans les arrière-cours ou les cafés louches, et rend leur parole incroyablement vivante, incandescente, quand bien même certains enjeux restent un peu abscons aux néophytes.

Il faut accepter de parfois se perdre dans ce faux film de mafia, où l’action passe essentiellement par des discours contradictoires, et où la violence s’exprime sourdement — sauf dans une des premières scènes, traumatisante, où deux types se font cramer dans une voiture. Ici ce n’est pas un virus qui décime une génération, mais des balles, tirées par on ne sait qui, d’on ne sait où, pour on ne sait quelles raisons. Ce que l’on sait en revanche, c’est qu’un cinéaste passionnant est là en train de se confirmer..


Extrait ICI