Kubo et l’armure magique

De Travis Knight. USA. 2016. 1h42. Dès 7 ans.

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– du 15 février à fin avril –

Il était, encore une fois, un jeune garçon lancé dans une quête initiatique. Pourtant, Kubo est unique. Ce drôle de gamin borgne, d’apparence fragile, tout fluet dans son kimono rouge, dispose d’un pouvoir inédit. Il lui suffit de pincer les cordes de son shamisen — sorte de grand luth au manche effilé — pour que de banales feuilles de papier coloré frémissent, se plient, se cornent et s’enroulent toutes seules, soudain transformées en vivants origamis.

Bref, Kubo exerce la même magie puissante et délicate que ses créateurs, les artistes du studio américain Laika. Il fait de l’animation. C’est la plus belle idée du conte : évoquer, au cœur même de l’histoire, cet art d’insuffler une âme à la matière, ce petit miracle qui fait surgir un univers fabuleux d’un bric-à-brac d’objets, de textures et de poupées, amoureusement façonnés. Kubo est une aventure à grand spectacle, dans un Japon médiéval rêvé, foisonnant de palais et de reliefs vertigineux. Chaque étape du voyage est un éblouissement visuel, à commencer par le village chatoyant où le héros vient tous les jours exercer son étrange talent devant une foule fascinée. Le soir, il se dépêche de s’en retourner dans la grotte qu’il partage avec sa mère. Cette dernière, une longue dame brune, lui a bien recommandé de s’abriter avant la tombée de la nuit. De quelle force maléfique se cachent-ils tous deux depuis toujours ? Et comment lui échapper, le soir fatal où ils sont découverts ? La réponse se dévoile peu à peu au gré d’une épopée aux reflets à la fois intimistes et surnaturels, à la poursuite d’un secret de famille aux dimensions mythologiques. (Télérama)

La bande-annonce ICI.