Un conte peut en cacher un autre

Programme de courts métrages d’animation de Jakob Schuh et Jan Lachauer. 1h01.
À partir de 6 ans

Après Charlie et la Chocolaterie, une nouvelle adaptation d’un livre de Roald Dahl par les produc- teurs du Gruffalo et Monsieur Bout-de-Bois ! Comment réinventer les contes de fées avec hu- mour et intelligence… Imaginons que Le Petit Cha- peron Rouge et Blanche-Neige soient de vieilles copines… Elles feraient alliance pour se débarras- ser de prédateurs affamés ou d’une belle-mère meurtrière. Et que ferait Jacques (celui du haricot magique) s’il avait Cendrillon pour charmante voi- sine ? Un loup aux allures de dandy nous ra- conte…
Le Studio Magic Light Pictures adapte un classique de la littérature jeunesse anglaise, plus précisé- ment ici un roman de Roald Dahl, mais à l’inverse des fois précédentes, les réalisateurs-scénaristes n’ont pas sagement reproduit à l’identique le livre en question. Point de loup narrateur dans l’œuvre originale ni de rencontre entre Blanche Neige et Le Petit Chaperon Rouge. Cette adaptation est particulièrement bien construite, avec un montage aux petits oignons. C’est une affaire rondement menée, mais non sans suspens. Loin de là, on se croirait d’ailleurs, avec ce « court » long métrage divisé en deux parties, dans un excellent thriller : une même séquence mise en scène de deux manières diffé- rentes, un travelling circulaire à 360° et le tour est joué ! L’intrigue principale voudrait bien se faire passer pour secondaire, mais la seconde partie ne laisse plus de place au doute. Le loup a beau ne pas vouloir trop éveiller les soupçons, les spectateurs sont malins et tout cet habillage cinématographique est bien sûr destiné à tester leur attention. Raconter des histoires, tout un art auquel l’artiste prend plaisir pour ensuite le partager avec petits et grands. C’est bien ce qu’apprendra malgré lui le loup du film. Les illustrations pleine de fantaisie de Quentin Blake, célèbre dessinateur et collaborateur de l’écrivain se transforment ici habilement en dé- cors et personnages en volume, qui trouvent un point d’équilibre parfait entre une esthétique 3D dans l’air du temps et de belles trouvailles visuelles venant aussi bien de l’architecture, que de la peinture et du cinéma américain.
A la fois originale et très fidèle, cette adaptation ne manque pas de saveur et aurait sans aucun doute enchanté Roald Dahl !

La bande annonce ICI
Pour aller plus loin sur le film ICI

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