Blade runner 2049

de Denis Villeneuve. USA. 2017. 2h32. VOST.
Avec Ryan Gosling, Harrison Ford, Ana de Armas…

 

Horaires du 24 au 30 janvier :
Mer : 20h15 Lun : 20h30

Blade Runner 2049 fait un saut en avant de trente ans. Denis Villeneuve s’en est emparé et a produit un film cauchemardesque et magnifique, immersion toxique et exquise dans un univers qui distille les résultats cataclysmiques des choix malheureux de l’humanité. Blade Runner 2049 est empreint d’une tristesse fataliste qui trouve en Ryan Gosling son incarnation idéale. Son personnage a été baptisé K. Son statut de réplicant n’est jamais mis en doute. C’est parce qu’il est lui-même un androïde d’apparence humaine qu’il est le mieux qualifié pour ce poste de « blade runner », pourchassant les derniers survivants de la génération des machines que traquait déjà Rick Deckard (Harrison Ford).
K. exerce sa triste profession dans l’agglomération de Los Angeles. La splendeur grouillante de 2019 n’est plus qu’un souvenir. Les désastres écologiques et militaires ont plongé la Californie dans un crépuscule automnal permanent. La première exécution extrajudiciaire que commet K. met en branle un lent mécanisme qui redéfinit progressivement la question que posait Philip K. Dick dans le roman qui servit d’inspiration à Ridley Scott : est-ce que les androïdes rêvent de moutons électriques ?
Sur un rythme d’adagio, scandé par des explosions de violence, Villeneuve a la générosité d’offrir l’antidote à ce désespoir, selon un protocole thérapeutique digne de Philip K. Dick : il pare ces derniers jours d’une splendeur terrible, en déploie les horreurs avec une lenteur magnifique. Au tréfonds de ce film sans fin, hypnotisé, halluciné, on a perdu l’envie d’en sortir.

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