Film mystère # 99

Pour jouer, reconnaissez le film mystère dont est extrait le photogramme, envoyez son titre et le nom de son réalisateur par courrier électronique à l’adresse archimede@cinema-eldorado.com ou déposez la réponse en indiquant le numéro du film mystère, votre nom et des coordonnées (de préférence une adresse électronique) dans l’urne située dans le hall de l’Eldorado. Un bulletin sera tiré au sort parmi les bonnes réponses reçues avant le vendredi 26 octobre minuit et fera gagner deux places de cinéma (à retirer à l’accueil de l’Eldorado) à son auteur. Bonne chance !

La Prison est le premier film réalisé par Ingmar Bergman d’après un scénario qu’il a lui-même écrit. Dans ce film, que vous pouvez voir au cours de la première quinzaine de la rétrospective Ingmar Bergman, Thomas (Birger Malmsten) projette un vieux film burlesque dans lequel un homme en chemise de nuit et bonnet de nuit se retrouve nez à nez avec un squelette sortant d’une malle. Un court extrait de ce film a été repris dans le film mystère, l’image inversée par rapport à l’axe vertical et réduite à une petite partie du cadre comme vous le constatez dans le photogramme qui en est extrait.

Solution du film mystère # 98

Film mystère # 98

Pour la reprise de La Lettre, j’avais choisi un film qui n’était pas nécessairement évident, Les Nuits rouges de Harlem (Shaft ; 1971) de Gordon Parks, à moins de connaître la filmographie de Richard Roundtree (assis) ou celle de Charles Cioffi (debout), mais j’avais laissé un indice important, le nom « Lt. V. Androzzi » visible sur la porte du bureau. Parmi les bonnes réponses qui m’ont été envoyées, le sort a désigné celle de Siegfried qui reçoit donc deux places gratuites.

Les Nuits rouges de Harlem est l’un des films fondateurs d’un courant des seventies qui revalorisa le rôle et l’image des Afro-Américains dans le cinéma américain, la blaxploitation. Produit par la Metro-Goldwyn-Mayer, le film de Gordon Parks est une version black du film noir et qui reprend les codes traditionnels du genre en y intégrant une bonne dose de virilité et de nonchalance supplémentaire. Les Nuits rouges de Harlem reste cependant peu revendicatif et n’a ni le caractère politiquement subversif, ni l’exubérance folklorique que tant d’œuvres se rattachant à la blaxploitation se plurent à cultiver. J’ajouterai que l’un des points forts du film est sa musique écrite spécialement par Isaac Hayes et interprétée, entre autres, par les Bar-Keys.

 

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