C’est la rentrée à l’Eldo !

DU 3 AU 9 SEPTEMBRE : SEMAINE À 3 €
L’Eldorado fait sa rentrée !
3€ tous les jours à toutes les séances + 3 avant-premières :

Vendredi 5 septembre à 20h :
Avant-première SAINT-LAURENT de Bertrand Bonello
Dimanche 7 septembre à 20h :
Avant-première LEVIATHAN de Andreï Zviaguintsev
Lundi 8 septembre à 20h :
Avant-première UN HOMME TRÈS RECHERCHÉ d’Anton Corbijn

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Rencontre avec l’historien Marc Ferro

QUATRE DE L’INFANTERIE
Mardi 9 septembre à 19h

entrée libre sur réservation (03 80 66 51 89)

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En présence de l’historien Marc Ferro

en partenariat avec le Conseil Général de la Côte d’or

(Titre original : Westfront 1918) – Copie 35mm. De Georg Wilhem Pabst, Allemagne,1931, 1h33, VOST. Avec Fritz Kampers, Gustav Diessl…
Premier film sonore de Pabst. Sorti en 1931 en Allemagne et en France, censuré en 1933 par Goebbels.
Avertissement : l’évocation des troubles mentaux et dégâts corporels est susceptible de heurter la sensibilité de certains.

Le film retrace la vie et la mort de quatre fantassins allemands sur le front français lors des derniers mois de la Première Guerre mondiale. Un jeune étudiant s’éprend de la cantinière et en fait sa maîtresse. Il sera tué au moment où son ami Karl, en permission, découvre l’infidélité de sa femme. Revenu au front, Karl et trois de ses compagnons se portent volontaires pour une mission au cours de laquelle il est blessé. Il meurt dans une église transformée en hôpital, tandis qu’à ses côtés un ennemi agonisant lui saisit la main en signe de fraternité.

Marc Ferro est un célèbre historien français. Auteur de très nombreux ouvrages, il est le premier à avoir travaillé autour de la question du cinéma et de l’histoire. Il est co-directeur des Annales et Directeur d’Etudes à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Il est aussi connu pour avoir tenu l’émission télévisée "Histoire parallèle".

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Rencontre avec Yves Jeuland

LES GENS DU MONDE
Jeudi 11 septembre 20h15

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Projection en présence du réalisateur Yves Jeuland

Documentaire français. 2014. 1h22.
Alors que la presse doit faire face aux grands bouleversements que représentent l’arrivée des blogs, tweets et autres révolutions du web, ce film propose une plongée au coeur du travail des journalistes du service politique du Monde, lors de la campagne électorale de 2012. Dans la rédaction comme sur le terrain, nous assistons ainsi aux débats qui traversent le grand quotidien du soir.
Spectateurs privilégiés des oppositions et des tensions de la rédaction, nous partageons aussi l’enthousiasme et les fous rires des journalistes, la fatigue et les doutes, le quotidien du quotidien.
Le portrait d’un métier en profonde mutation dans un des titres les plus prestigieux de la presse mondiale, qui s’apprête à fêter ses soixante-dix ans.

Tarifs habituels
Pré-vente à l’accueil de l’Eldorado

Rencontre avec Gustave Kervern

NEAR DEATH EXPERIENCE
Mardi 16 septembre à 20h15

NDEProjection en présence du réalisateur Gustave Kervern

De Benoît Delépine & Gustave Kervern. France. 2014. 1h27. Avec Michel Houellebecq, Marius Bertram, Benoît Deléphine, Gustave Kervern…

Paul, un employé sur une plateforme téléphonique, est en plein burn-out.
Un vendredi 13, la chronique du journal télévisé sur ce jour particulier lui apparaît comme un signal pour passer à l’acte.
Décidé à concrétiser son geste, Il s’enfuit dans la montagne où il va vivre une expérience unique.

Gustave Kervern :
Acteur (vous l’avez récemment vu dans Dans la cour, aux côtés de Catherine Deneuve, campant un gardien d’immeuble improvisé et délicieusement dépressif) et réalisateur, il est le deuxième membre de la Présipauté du Groland à se lancer avec succès dans l’aventure cinématographique. Accompagné de son inséparable coreligionnaire Benoît Delépine, il réalise ici son cinquième film (après Aaltra, Avida, Louise-Michel et Mammuth.) NDE ne se soustrait pas à ce ton doucement surréaliste et franchement caustique qui traverse les précédents films des deux compères.

Tarifs habituels / Pré-vente des places à l’accueil de l’Eldo à partir du 2 septembre

Rencontre avec Denis Gheerbrandt

ON A GRÈVÉ
Jeudi 18 septembre à 20h15

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Projection en présence du réalisateur Denis Gheerbrandt

Documentaire français de Denis Gheerbrandt. 2014. 1h10

À vingt minutes des Champs Élysées, les femmes de chambre d’un hôtel Première Classe, étrangères pour la plupart illettrées, font grève pour la première fois. Chez Denis Gheerbrant, qui possède une qualité d’écoute hors-pair, les mots ont toute leur importance parce qu’ils participent des actes : “Première Classe” quand on paie illégalement les employées à la tâche et non à l’heure… L’expression appelle presque un film pour dégonfler l’arrogance d’un énorme groupe hôtelier “exploitateur” (le mot revient plusieurs fois, et son impropriété sonne juste). L’autre fait linguistique qui capte son attention, presque au terme du combat, est le passage du substantif “grève” au verbe “grèver” dans la bouche d’une travailleuse fière d’avoir pour la première fois défendu ses droits. Même quand elles répondent aux questions du cinéaste, les employées le font en pleine action, en une énergie communicative qui semble redoubler l’endurance le filmeur. Quand on comprend qu’elles sont aidées dans leur lutte par un syndicaliste affilié à la CGT et manifestement aguerri, on craint un moment un tournant du récit, comme si la spontanéité de ces “primo-grévistes” pouvait être manipulée. En fait c’est à l’histoire d’un apprentissage, d’une initiation à la chose politique, que s’intéresse le cinéaste. (Charlotte Garson)

Tarifs habituels
Pré-vente à l’accueil de l’Eldorado

Joseph Losey en trois films

Joseph Losey naît aux USA en 1909. Renonçant à la médecine, il tourne en 1948, son premier long métrage : Le Garçon aux cheveux verts.
En 1952, il figure sur la liste noire. Les portes des grands studios américains lui sont alors fermées. Il s’expatrie et gagne l’Angleterre où il réalise des films, d’abord sous des noms d’emprunt (Victor Hanbury, Joseph Walton), puis sous son vrai nom à partir de 1956 pour Temps sans pitié.
Les années 1970, avec la crise qui secoue le cinéma britannique, marquent pour Losey le départ pour un nouvel exil. Il tourne en Espagne, au Mexique, en Italie, en Norvège. En 1976, il s’installe en France où il réalise Monsieur Klein et Les Routes du Sud. Il tourne Don Giovanni en Italie. Après La Truite en 1982, Losey repart en Angleterre où il met en scène Steaming, son dernier film, en 1984.
The Servant, Accident, Cérémonie secrète ont imposé ses films aux effluves baroques, scrutant l’intimité du couple et s’interrogeant sur les problèmes de l’identité individuelle. Il est l’un des plus grands cinéastes de la deuxième moitié du 20ième siècle.

Nous vous présentons deux de ses chefs-d’œuvre de la période anglaise, en copies numériques, du 20 août au 9 septembre :
Eva, 1962
The Servant, 1963
Au mois de décembre, vous pourrez redécouvrir, là-aussi en copie numérique : Monsieur Klein (1976, avec Alain Delon).

Joseph Losey (à gauche) en compagnie de l’acteur Dirk Bogarde

Soirée-débat

GAUDI, LE MYSTÈRE DE LA SAGRADA FAMILIA
Mardi 30 septembre à 20h15

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Projection suivie d’un débat avec Olivier Curt, architecte des bâtiments de France & chef du service territorial de l’architecture et du patrimoine de Côte d’Or

De Stefan Haupt. Suisse. 2014. 1h29. Avec le contremaître Jaume Torreguitart, le sculpteur Etsuro Sotoo, l’architecte Jordi Bonet i Armengol, le vitrier Luard Bonet et tant d’autres…
La Sagrada Famflia de Barcelone: un projet de construction unique et fascinant, poursuivi par Antoni Gaudi, un architecte génial assisté d’un nombre infini de personnes, mais aussi une histoire ponctuée de sombres abîmes et d’envolées sublimes. La biographie de cet édifice, toujours en construction depuis 1882 et aujourd’hui à moitié terminé, est le point de départ d’un film sur les mystères de «l’acte créateur», sur la question de la puissance créatrice humaine et sur celle de leur usage.

Soirée organisée en partenariat avec Latitude21 (Maison de l’Architecture et de l’Environnement du Grand Dijon) à l’occasion du mois de l’architecture.

Tarifs habituels
Pré-vente à l’accueil de l’Eldorado à partir 17 septembre

Démocratie et tralala

J’ai pas changé de bord

Séances : vendredi 22 août à 16h00 / Lundi 25 août à 18h00 / Mardi 26 août à 16h00 / Jeudi 28 août à 12h00 / Samedi 30 août à 12h00 / Lundi 1er septembre à 12h00

Si vous croisez votre député, votre ministre ou votre sénateur (on ne sait jamais), dîtes-lui d’aller voir ce film. Il percevra soudain l’incroyable fossé qui sépare les gens de leurs soi-disant représentants… Le constat est unanime : le seul espace de large expression démocratique que sont les élections se voit de plus en plus abandonné. La question qui vient naturellement sur les lèvres aujourd’hui n’est pas « pourquoi ne vote-t-on plus ? » mais bien plutôt « pourquoi certains continuent-t-ils à voter ? ». Voilà le paradoxe que Christian Blanchet a choisi de filmer, avec autant de légèreté que d’inquiétude… Lors des élections présidentielles de 2007 et 2012, Blanchet est retourné dans sa commune d’enfance, Avranches, petite ville côtière entre Saint-Malo et Caen, tout près du Mont-Saint-Michel. Il se balade dans les rues, interroge les habitants qui parfois sont de vieux copains. Et, chose très importante vous verrez, il décide de filmer dans l’entreprise familiale, dirigée par sa nièce, où se mêlent paroles d’ouvriers et de cadres… Toute une sociologie haute en couleur.

Point par coquetterie, le cinéaste apparaît aussi à l’écran, se mettant lui-même en scène, histoire d’affirmer un parti-pris de subjectivité, mais aussi d’interroger le film en train de se faire… Et nous le voyons douter, ce personnage-cinéaste, en plein milieu de son propre film, comme un M. Hulot hébété face au désenchantement des gens, et se demandant ce que peut bien y faire le cinéma… Car il y a cette question qui est très présente aussi dans le film, comme la doublure l’est d’un veston : l’utopie d’un cinéma qui changerait le monde est enterrée depuis belle lurette, que lui reste-t-il alors ? La réponse est sans doute dans l’exergue du film, cette magnifique séquence d’Ordet de Dreyer, « Malheur à vous pour votre manque de foi ». Au-delà des portraits des habitants qui sont de toute beauté, l’invention de ce personnage-cinéaste donne au film une dimension symbolique qui confine à la comédie. Ce dont il souffre ce personnage, c’est de l’impossibilité de lier la générosité individuelle à une démarche plus collective. Et pourtant, il veut continuer d’y croire, même ridiculement, à ce passage entre idéal et pratique. Blanchet porte en lui un ré-enchantement du monde, par obstination.

J-ai-Pas-Change-de-Bord-VF_reference

 J’ai pas changé de bord de Christian Blanchet, documentaire, france, 2013, 1h40